[REPORTAGE] Magic Kingdom, un parc où la magie Disney prend vie !

[REPORTAGE] Magic Kingdom, un parc où la magie Disney prend vie !

Visiter un complexe Disney quand il fête son anniversaire, c’est l’assurance de le découvrir sous son meilleur jour. Depuis le 1er octobre 2021, le Magic Kingdom célèbre ses 50 ans. Construit sur des terrains acquis par Walt Disney, il s’agit du parc le plus ancien de la destination Walt Disney World.

Il y a quelque temps, je vous parlais des soirées d’Halloween Mickey’s Not-So-Scary Party, organisées chaque année par le Magic Kingdom. Cette fois-ci, place à la découverte du parc.

Disneyland Park : une copie du Magic Kingdom ?

Est-ce que ça vaut le coup de visiter le Magic Kingdom, lors d’un voyage à Walt Disney World, alors qu’on a Disneyland Paris en Europe ? Cette question revient régulièrement dans la communauté des fans de parcs. Pour certains, le visiter est accessoire. Je ne suis pas de cet avis !

Sur les 31 attractions que compte le Magic Kingdom, il y en a 8 qui sont quasi identiques à celles que l’on retrouve à Disneyland Paris : Swiss Family Treehouse (la Cabane des Robinson), The Magic Carpets of Aladdin (Les Tapis Volants – Flyings Carpets over Agrabah), Prince Charming Regal Carrousel (Le Carrousel de Lancelot), Mad Tea Party (Mad Hatter’s Tea Cups), Tomorrowland Speedway (un équivalent d’Autopia), Peter Pan’s Flight, Dumbo the Flying Elephant ou encore Pirates of the Caribbean.

Si vous devez mener votre visite du parc floridien au pas de course, il y a 2 autres attractions que vous pouvez mettre de côté : 

  • Astro Orbiter (Orbitron) : cette attraction présente une particularité par rapport au manège parisien : il se trouve en hauteur ! À bord de vos navettes, vous profitez d’une vue dégagée sur une partie de Tomorrowland, de Fantasyland et de l’hôtel Disney’s Contemporary Resort. Seul point noir : elle offre également un panorama, moins intéressant, sur le toit des hangars de plusieurs attractions.
  • Buzz Lightyear’s Space Ranger Spin (Buzz Lightyear Laser Blast). Le décor est différent de notre attraction. La question à vous poser : êtes-vous fans des parcours scéniques interactifs ? Si oui, foncez ! Moi j’adore ce type de ride mais malheureusement, faute de temps, j’ai dû faire l’impasse sur cette expérience.
Source : https://blogmickey.com

Des attractions à ne surtout pas rater !

À l’heure où cet article est écrit, le Magic Kingdom compte 13 attractions originales qui n’existent pas dans notre resort. Pour certaines, il s’agit d’expériences incontournables. Impossible de faire l’impasse dessus.

Pour optimiser votre journée, je vous recommande d’arriver dès l’ouverture du parc. Si vous avez opté pour un hôtel Disney, vous aurez même la possibilité d’entrer au Magic Kingdom 30 minutes avant l’heure d’ouverture officielle. Ne négligez pas cet avantage. Selon les saisons, certaines attractions peuvent afficher des temps d’attente très élevés.

C’est notamment le cas de Seven Dwarfs Mine Train. Ce train de la mine, version réduite, est généralement pris d’assaut. Commencer par ces montagnes russes vous fera gagner de précieuses minutes.
Ce coaster familial, construit par l’entreprise Mack Rides, vous fait dévaler à 55 km/h les paysages bucoliques qui entourent la maison des 7 nains. Cette balade nous fait aussi traverser leur mythique mine. Une séquence iconique grâce au décor riche en détails et aux projections. Si vous avez pris un Memory Maker – l’équivalent de notre Photo Pass – vous pouvez récupérer une vidéo de votre train dévalant la chute finale.

J’ai enchaîné avec plusieurs attractions de Fantasyland.

Under The Sea – Journey of The Little Mermaid. À l’origine, cette attraction aurait dû être construite à Disneyland Paris. Mais les débuts difficiles de notre parc ont conduit ses dirigeants à annuler ce projet. À bord d’un coquillage, nous traversons les scènes phares du film d’animation La Petite Sirène. L’ambiance est joviale, colorée. Les animations sont hypnotisantes.

The Many Adventures of Winnie the Pooh. Je voue une adoration pour ce personnage créé par Alan Alexander Milne. Impossible de passer à côté de cette attraction ! On est sur un dark ride à l’ancienne, comme Blanche-Neige ou Pinocchio dans notre parc. Le décor est éclairé, en grande partie, en lumière noire. Pas mal de décors sont statiques même si, par moments, des projections viennent ajouter un peu de dynamisme. À bord de véhicules, en forme de pots de miel, nous voyons l’histoire du film d’animation Winnie l’ourson dans le vent (1968) se dérouler devant nos yeux.

Après ces 3 attractions, nous partons en direction de Frontierland pour monter à bord d’une des bûches de Splash Mountain. Les scènes, que nous traversons dans ce flume, sont inspirées du film La Mélodie du Sud*. De tous les flumes que j’ai eu l’occasion de faire, celui-ci est le plus abouti. On va au-delà d’embarcations qui dévalent des pentes. Walt Disney Imagineering a développé une attraction ultra thématisée où les chutes viennent appuyer la narration.

J’adore cette attraction, même si la dernière montée me stresse et que la chute finale, de 17,5 mètres de haut, inclinée à 45°, me terrifie à chaque fois. La preuve en image !

Le 23 janvier 2023, cette attraction a fermé ses portes pour une rethématisation autour du film d’animation La Princesse et la Grenouille. Elle rouvrira fin 2024 sous le nom Tiana’s Bayou Adventure.

Le saviez-vous : Splash Mountain devait arriver à Disneyland Paris en 1999. Pour en savoir plus, je vous conseille l’article « Splash Mountain à Disneyland Paris : un projet qui aurait pu voir le jour ».

Pour reprendre nos esprits, nous faisons un décroché par Adventureland pour prendre part à des expériences… moins remuantes.

Nous commençons par Walt Disney’s Enchanted Tiki Room. Ce spectacle d’audio-animatronics met en scène des perroquets du monde entier qui entonnent, en cœur, une succession de chansons entêtantes. Cette attraction, dont la création a été supervisée par Walt Disney, remporte toujours un grand succès auprès des visiteurs. Elle offre un cadre dépaysant et sa bande-son, créée par les frères Sherman, est juste fantastique.

On enchaîne avec Jungle Cruise, qui se trouve juste à côté. Cette croisière, à bord de petits bateaux, nous fait rencontrer des audio-animatronics d’animaux plus ou moins sauvages. Les scènes traversées sont drôles. La visite est commentée par le pilote de l’embarcation. C’est ce qui fait le charme de cette attraction. Donc si vous n’avez pas un bon niveau d’anglais, vous passerez à côté de ce qui fait le charme de cette croisière.

Ces deux attractions font partie du patrimoine Disney Parks. Jungle Cruise était présente à Disneyland en Californie dès son ouverture en 1955 et Enchanted Tiki Room l’a rejoint en 1963. Impossible de faire l’impasse sur ces attractions construites du vivant de Walt Disney.

Lors de cette visite, le Magic Kingdom fermait ses portes à 19h. Impossible de tester le Walt Disney’s Carousel of Progress, attraction créée par Walt Disney en 1964 pour l’exposition universelle de New York. Nous avons préféré monter, tout d’abord, dans les navettes de Space Mountain. Ces montagnes russes, inaugurées en 1975, sont un passage obligé même si elles ne sont pas confortables. Il est impératif d’anticiper chaque mouvement du véhicule pour éviter de se faire trop bousculer.

Ensuite, direction la croisière la plus joyeuse autour du monde : It’s a Small World ! Comme dans la version que j’avais testée à Tokyo en 2015, les bateaux passent dans une succession de salles, contrairement à Disneyland Paris où l’ensemble du show est présenté dans un immense bâtiment. Je vous conseille cette attraction car, même si les poupées sont identiques à celles de la version parisienne, leur mise en scène et les décors sont différents… et ça vaut le coup d’œil.

Petite info à garder aussi en tête : si vous visitez le Magic Kingdom un jour de pluie, vous serez contents car la file d’attente de l’attraction, ainsi que l’embarcadère, sont en intérieur.

Avant de nous rendre à Big Thunder Mountain Railroad, roller coaster phare des parcs Disney qui propose un parcours moins rapide et avec moins de sensations que la version de Disneyland Paris, nous passons par Haunted Mansion. L’architecture du bâtiment est d’inspiration néo-gothique. On retrouve une grande partie des salles qui composent notre Phantom Manor : la stretching-room, le pianiste, la salle de bal, la séance de spiritisme de Mme Léota… mais il existe aussi plusieurs scènes qui n’existent pas dans notre version. Le storytelling de cette maison hantée n’est pas raccroché à l’histoire du land où elle se trouve – Liberty Square – contrairement à celui de Phantom Manor qui est intégré à l’histoire de Frontierland.

Se restaurer au Magic Kingdom

Sur ce point aussi on retrouve des similitudes avec Disneyland Paris. Ainsi, sur Main Street U.S.A., on retrouve un point de restauration Casey’s Corner où l’on peut acheter des hot-dogs. Sur Central Plaza, le buffet The Crystal Palace propose un concept et un décor identiques à notre Plaza Gardens.

Lors de cette visite, le seul repas que nous avons pris dans le parc est le déjeuner. Avec mes amis, nous avons opté pour un restaurant service à table : Be Our Guest Restaurant.

La carte propose des plats d’inspiration française. Grosse déception ! Sur la forme, la promesse est au rendez-vous, par contre niveau goût c’est un flop. Les plats étaient dignes d’une chaîne de restauration de moyenne gamme. À plus de 100€ le repas, on s’attendait à une expérience premium.

La seule chose intéressante dans ce restaurant, ce sont ses décors tirés du film d’animation La Belle et la Bête. Vous avez la possibilité de déjeuner ou dîner dans la salle de bal du château, dans l’aile ouest, ou dans la bibliothèque.

Pendant le repas, la Bête effectue une déambulation entre les tables. En revanche, il n’est pas possible de se prendre en photo avec lui.

Reste à voir si, lors de ma prochaine visite, j’aurai plus de chance dans le choix des repas.

Une offre de divertissement réduite

À peine les tourniquets d’entrée franchis que l’hymne des 50 ans du parc, The Magic is Calling, retentit dans Main Street U.S.A.. Après quelques minutes, les deux chars de la Mickey’s Celebration Cavalcade arrivent. Cette petite animation est l’occasion de voir les personnages iconiques de l’univers Disney dans leurs costumes créés tout spécialement cet anniversaire. La musique est entraînante, les danseurs ont la pêche. Une bonne entrée en matière pour cette journée marathon.

Quelques minutes avant midi, on se dirige vers Frontierland pour assister à la parade Disney Festival of Fantasy. Cette dernière était présentée deux fois le jour de notre visite : 12h et 15h. Inauguré en mars 2014, ce défilé a connu très peu de changements depuis son lancement. Composé de 7 chars, il fait la part belle aux grands classiques Disney : Pinocchio, Peter Pan, Cendrillon, La Reine des Neiges, Rebelle… sans oublier Mickey et ses amis.

Assister à cette parade fait relativiser quant au contenu proposé par Disneyland Paris. Finalement, notre parade propose un char de plus que la parade floridienne et les modifications sont beaucoup plus fréquentes.

Deux autres animations étaient proposées lors de cette visite : Disney Adventure Friends Cavalcade et Mickey’s Magical Friendship Faire. Faute de temps, nous n’avons pas eu le temps d’y assister.

En raison de la tenue d’une soirée Halloween à partir de 19h, le spectacle nocturne du 50e anniversaire, Disney Enchantment, n’était pas proposé. J’avais vu quelques extraits de ce show et je ne suis pas triste de l’avoir raté. Je trouve qu’il n’est pas à la hauteur de son prédécesseur, Happily Ever After, qui revient à partir du 1 avril 2023.

Beacon of Magic, un show de projections joué en fin de journée, n’était pas proposé non plus.

Prenez la pose !

Les opportunités de rencontre avec les personnages Disney sont nombreuses. Le programme change tous les jours, donc le seul moyen d’avoir les dernières informations est de télécharger l’application Disney World et vous connecter le jour de votre visite.

J’ai zappé les meet & greets car je voulais rencontrer Winnie et ses amis, lors de la soirée d’Halloween, pour me prendre en photo avec son costume spécial. Pendant la journée, je me suis donc concentré sur les attractions.

Pour ce séjour, nous avions pris un Memory Maker (équivalent de notre Photopass). Mon avis, vis-à-vis de ce service, est mitigé. Les photographes ne sont pas aussi professionnels que chez nous. J’ai l’impression que le rendement doit primer sur la qualité des clichés. Une grande partie des photos prises en extérieur – notamment devant le château – sont soit floues, soit surexposées, soit sous-exposées. Compte tenu du prix de ce service (environ 180€), je m’attendais à mieux.

Heureusement, le Memory Maker permet aussi de profiter d’expériences très cool comme les photos dans les attractions, la vidéo souvenir dans Seven Dwarfs Mine Train ou encore le Super Zoom (un plan large de Central Plaza dans lequel un zoom est effectué pour vous trouver).

Une journée au Magic Kingdom : est-ce suffisant ?

Clairement non !

Si vous voulez profiter des attractions exclusives, des spectacles, des rencontres avec les personnages ou encore des snacks proposés, comptez au moins 2 jours. Je ressors assez frustré de cette première visite car je n’ai eu le temps que de faire la moitié des activités que j’avais planifiées. Pourtant, j’ai pu compter sur des temps d’attente faibles.

J’aurai adoré faire les attractions The Hall of Presidents, Walt Disney’s Carousel of Progress, Country Bear Jamboree qui a inspiré le Nigloshow à Nigloland ou encore faire une croisière à bord du Liberty Belle.

Sur le plan des spectacles, si j’avais eu plus de temps j’aurai sans doute assisté à Mickey’s Magical Friendship Faire. Dommage aussi qu’en raison de la soirée d’Halloween, le show nocturne n’ait pas été joué.

En ce qui concerne les personnages, j’aurai bien aimé rencontrer Mickey dans son costume du 50e anniversaire.

Sans compter le merchandising. Chaque boutique propose une gamme de produits dérivés spécifiques. Faire les boutiques dans les parcs du complexe Walt Disney World est une attraction en elle-même.

Face à tant de regret, il n’y a qu’une solution : planifier un nouveau voyage au Magic Kingdom pour découvrir les expériences que je n’ai pas eu le temps de tester lors de ce séjour ! L’occasion de vous reparler de ce parc où la magie prend vie.

* Ce long métrage fait polémique aux USA car il présente une image idéalisée des relations entre les esclaves affranchis et leurs anciens maîtres après la Guerre de Sécession. J’avoue ne jamais avoir vu ce film, car introuvable.


Posté le 30 décembre 2022
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