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Phantasialand : un parc parfait pour les fans d’immersion

Phantasialand : un parc parfait pour les fans d’immersion

Après une nuit reposante au Matamba, nous sommes d’attaque pour une journée à la découverte de Phantasialand. Avec plus de 2 millions de visiteurs en 2019, Phantasialand fait partie des 20 parcs les plus fréquentés d’Europe. Situé à une vingtaine de kilomètres de Cologne, il est facilement accessible depuis Paris et Bruxelles grâce au Thalys.

Comme bon nombre de parcs, Phantasialand est divisé en plusieurs mondes. Ces derniers sont au nombre de 6 : Fantasy, Berlin, Mexico, Mystery, China Town, Deep in Africa. Chacun de ces lands est représenté par une mascotte en forme de dragon.

Ce qui est frappant, quand on déambule dans les allées de Phantasialand, c’est la démarcation entre la partie plus ancienne du complexe – la zone Fantasy – moins thématisée et le reste du parc à l’immersion très poussée. Cette impression d’hyper thématisation est renforcée par l’imbrication des attractions les unes dans les autres. Qu’importe où votre regard se porte, vous aurez quelque chose à contempler.

Deep in Africa

Comme nous avons séjourné à l’hôtel Matamba, nous avons pu profiter d’un accès direct au parc. Notre visite commence donc par le quartier africain. Direction Black Mamba. On n’avait pu contempler cette attraction depuis notre chambre d’hôtel la veille.

Nous connaissons bien ce modèle de montagnes russes inversées. Le Parc Asterix en possède une : OzIris. Mais la version de Phantasialand se démarque par la thématisation de son parcours : chutes d’eau, ruisseaux, végétation luxuriante, éléments décoratifs importés du Cameroun. La scénographie a coûté à elle seule 11 millions d’euros sur les 22 millions de budget. Le résultat est au rendez-vous !

Une fois nos esprits repris, nous poursuivons notre déambulation. Cap sur le land, qui est pour moi, le plus poussé niveau thématisation : Mexico

Mexico

Dès notre entrée, nous sommes frappés par la majestuosité de Talocan. Ce Suspended Top Spin est la preuve qu’une attraction de fête foraine, si elle fait l’objet d’un travail de storytelling, peut avoir sa place dans un parc à thèmes.

Le pitch : de nos jours, des vignerons ont creusé le mont Tlaloc et ont trouvé un accès vers un ancien temple Aztèque. En montant à bord de la grande gondole qui se trouvait en son sein, les visiteurs se retrouvèrent sous l’emprise du Dieu protecteur du temple.
Ce temple… il en impose ! De part et d’autre de la nacelle, nous pouvons observer 2 gigantesques calendriers mayas, truffés de détails.

Même si mon (faible) courage ne m’a pas permis d’y monter à bord, les amis qui étaient avec moi s’en sont donné à coeur joie. Niveau ressenti, il faut avoir le coeur bien accroché. Cette lessiveuse géante a des mouvements brusques et saccadés. Parfait pour les accros aux sensations (très) fortes. Des effets d’eau (classique pour un Suspended Top Spin) et des effets pyrotechniques ajoutent de la densité à l’expérience.
À noter : il y existe 3 scénarios présentant des enchainements différents. Parfait pour ceux qui veulent retenter plusieurs fois l’expérience.

Depuis l’extérieur, le show est aussi au rendez-vous. Voir cette machine virevolter, au son d’une musique symphonique prenante, a un côté hypnotisant. D’ailleurs, il est fréquent qu’un embouteillage se forme devant l’attraction. Les badauds ne voulant pas perdre une miette du spectacle.

Notre voyage au Mexique se poursuit. Comme il fait beau et chaud, nous optons pour un flume : Chiapas. La storyline de cette attraction est intimement liée à Talocan qu’elle jouxte. Installés dans nos embarcations, nous découvrons les ruines d’un temple à la gloire de Tlaloc, le dieu Aztèque de l’eau. Le parcours au sein de ce temple, en plus de proposer une chute en marche arrière, comporte une descente finale de 53°5. Grisant !

Mais Chiapas c’est aussi une bande-son. Composée par Andreas Kübler et Sebastian Kübler, elle a été enregistrée par The Budapest Film Orchestra.

Pour nous sécher, quoi de mieux qu’un tour à bord des wagons de Colorado Adventure ? Ce train de la mine égale t-il son cousin de Disneyland Paris qui propose « la virée la plus dingue de l’Ouest » ? Oui ! Son tracé vous fera ressentir quelques émotions. De plus, il offre un joli point de vue sur le land Mexico. Une attraction à mettre sur votre programme !

China Town

Toutes ces émotions ça creuse ! Les jours précédents nous étions à Bellewaerde et Walibi Belgium. Nous avions opté pour des repas fast-food. Cette fois-ci je ne suis pas contre un bon repas. Nous profitons de notre progression dans la zone China Town pour se mettre en quête d’un endroit où manger.

Rapidement notre dévolu se porte sur un restaurant service à table : le Mandschu.

Pour les plus curieux qui veulent voir la carte du restaurant, la voici ! Comme vous pouvez le voir, ce restaurant ne pratique pas des prix excessifs. L’autre avantage du Mandschu, c’est que les plats sont faits à la demande. Toujours agréable de manger des plats frais !

Le restaurant jouit aussi d’un cadre bucolique. Il est assez calme, bien qu’il se trouve à côté d’une place très passante.

Rassasiés, nous poursuivons notre visite à la découverte de China Town. Un décor très dépaysant. Nous nous sentons si loin de Cologne ! Un soin a été apporté au moindre détail. Même la boutique de souvenirs fait l’objet d’une belle thématisation.

Boutique China Pagode

Avant de quitter l’extrême-orient, nous prenons le temps de faire deux attractions. En premier Feng Ju Palace. Cette Mad House nous conduit dans une lutte entre le bien et le mal. À ce jour, il s’agit d’une des plus belles Mad House que j’ai pu tester – avec Houdini de Bellewaerde. De beaux décors, une histoire intéressante. On recommande !

L’autre attraction à laquelle nous avons pris part, Geister Rikscha, est quant à elle plus déroutante. Ce parcours scénique nous présente des épisodes célèbres de la mythologie chinoise. Une sorte de Phantom Manor mais, ici, on sent que l’attraction a vécu. Le résultat est un peu vieillot tant sur le plan des décors, que des marionnettes ou encore de la mise en scène. Vu le nombre de très belles attractions proposées par le parc, sautez celle-là !

Mystery

Il s’agit de la zone sur laquelle Phantasialand a bâti sa notoriété ces dernières années. Comme le temps presse, nous nous focalisons sur deux attractions : Taron et River Quest.

De prime abord, on pourrait penser que cette montagne russe est une gentille balade dans un enchevêtrement de rails. Ce n’est pas le cas. Même si les dénivelés sont faibles, la vitesse à laquelle sont catapultés les wagons fait la différence. Lancés à 117km/h, avec deux accélérations, les sensations sont intenses sans être brusques.

Aussitôt sortis, nous nous dirigeons vers River Quest. La storyline de cette attraction est atypique. En règle générale, dans les attractions de type rapides en bouées, nous sommes invités à descendre une rivière à la végétation luxuriante. Ici, nos bouées nous entrainent à la découverte d’un château médiéval… pas commun !

Une fois installé, notre esquif emprunte un ascenseur qui nous monte tout en haut d’une tour de 22 mètres. Nous avons alors une merveilleuse vue sur une partie du parcours et ses chutes. À ce moment nous pensons à nos vêtements qui seront mouillés. Résultat : des dizaines de litres d’eau sont entrés dans l’embarcation. Ce n’est pas mouillés que nous étions. Nos vêtements auraient eu besoin d’un programme essorage… Grossière erreur que de faire cette attraction juste avant de repartir en voiture pour Paris.

Berlin

Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. L’heure avance et nous devons regagner Paris. Nous cheminons vers la zone Berlin, la zone d’entrée du parc.

Nous nous accordons un dernier plaisir avec le ride Maus au chocolat. Dans cette attraction, nous sommes invités à arpenter les cuisines d’un grand maître pâtissier à bord du wagon. Petit hic : ces cuisines sont infestées de rats. Notre mission est de s’en débarrasser grâce à des poches à douilles qui projettent de la crème anglaise.

Impossible de ne pas reconnaître une double inspiration dans cette attraction. La première, la plus visible pour le grand public, est l’histoire qui fait grandement penser à Ratatouille, le film d’animation de Disney.

La seconde sautera aux yeux des fans de parcs à thèmes. En effet ce parcours scénique interactif est grandement inspiré de l’attraction Toy Story Midway Mania.

Ici aussi le paquet a été mis sur l’immersion : la file d’attente est sublimement thématisée, des odeurs sucrées nous envoûtent dès que nous entrons dans le bâtiment. Le parcours scénique a été bien pensé niveau décor et intégration des écrans. Bref un très bon moment passé.

L’heure de regagner Paris est arrivée ! Nous remontons l’artère principale du land Berlin qui nous ramène vers l’entrée du parc.

Nous faisons nos emplettes dans les boutiques souvenirs. Nous arrivons devant la sortie. Un dernier regard sur Phantasialand.

Phantasialand s’installe comme un de mes parcs coups de coeur. J’ai adoré arpenter les allées de ses différents lands. Il s’en dégage une atmosphère particulière qui fait qu’on pourrait y rester des heures, juste pour flâner et contempler le décor.
Les attractions, quant à elles, sont variées. On retrouve de la sensation, des rides plus calmes, des spectacles. En une journée, nous n’avons pas eu la possibilité de tout explorer. Reste à programmer rapidement un nouveau voyage !


Posté le 27 août 2020
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